Indiana Jones et le Cadran de la Destinée

Indiana Jones et le Cadran de la Destinée

USA, J. Mangold, 2023
Note : 3 / 5 – Pas Mal

C’est toujours avec un grand plaisir que l’on retrouve Indiana Jones sur grand écran. Mais Steven Spielberg, le roi de l’entertainment, n’est plus à la baguette et laisse, cette fois, les clés de la franchise à James Mangold. Un réalisateur de la nouvelle génération, biberonné aux effets spéciaux numériques, et qui n’a pas peur d’introduire des énormités dans ses récits. Donc, même si le film reste agréable à suivre et hyper rythmé (l’habituel cahier des charges des blockbusters modernes), les effets spéciaux sont excessivement présents et les raccourcis scénaristiques sont légion. On a pourtant plaisir à retrouver Harrison Ford, celui-ci se jouant avec malice de son âge avancé. Les prestations de Mads Mikkelsen et Phoebe Waller-Bridge sont aussi assez convaincantes. Le scénario pêche par manque de simplicité et par ce désir excessif de ne pas risquer d’ennuyer de spectateur. Le final offre une surprise xxl qui ravira bon nombre de spectateurs par l’audace de la séquence, et l’idée sous-jacente. Mais pourra aussi laisser de marbre, voire stupéfier, tant l’excès d’effets numériques dégoulinants et les incohérences y sont nombreuses. Le mythique thème de John Williams finit par arriver pour notre plus grand plaisir. Au final, on passe un assez bon moment durant deux heures et demi mais le long-métrage s’oublie malheureusement très vite une fois le visionnage terminé.

R.M.