Once Upon a Time... in Hollywood

Once Upon a Time… in Hollywood

USA, Q. Tarantino, 2019
Note : 3.5 / 5 – Bien

C’est plus fort que lui ! Quentin Tarantino ne semble pas pouvoir s’empêcher d’écrire des personnages bien trop bavard. En effet, comme lors de son précédent long-métrage, les comédiens bavassent parfois indéfiniment, le rythme du film s’en trouvant bien trop ralenti. C’est d’ailleurs surtout dans sa première heure que ces longues séquences de bavardage plombent un peu le film. D’autant plus qu’à ce moment là l’intrigue principale tarde à se mettre en place. Heureusement les interprétations sans fausses notes de Leonardo DiCaprio et de Brad Pitt compensent les faiblesses du début de film. Quand enfin le récit semble emprunter une voie linéaire vers un final hyper attendu, le long-métrage devient passionnant. Et ce que fait Tarantino dans la séquence finale est grandiose. Sans rien dévoiler de ce qui attends le spectateur à la fin, on peut dire que le réalisateur américain a su recomposer avec brio la tragique rencontre entre Sharon Tate et la bande de Charles Manson. Dans son film, Tarantino nous narre aussi, en fil rouge, un pan de l’histoire du cinéma hollywoodien. Loin des stars de l’époque qu’il présente rapidement (McQueen, Bruce Lee, Polanski), il nous montre ceux que l’on voit habituellement moins : Brad Pitt en doublure cascade et Leonardo DiCaprio en acteur mineur faisant face aux défis d’exister dans ce métier. Et Tarantino parvient sans difficulté à rendre leurs parcours et leurs doutes assez captivant.

R.M.